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Faune sauvage et contaminants

Objectif
Observer l’exposition de la faune sauvage aux contaminants, notamment chimiques, et ses effets.

Problématiques

Anticoagulants rodenticides

Charrue de traitement et piégeage de campagnol terrestreDepuis le début des années 1980, des traitements anticoagulants sont administrés sur des milliers d’hectares sous forme d’appâts pour contrôler l’effet négatif des pullulations de campagnols terrestres sur les prairies. Il peut s’ensuivre une intoxication de la faune non-cible, notamment des prédateurs de campagnols comme la buse, le renard, le milan royal, les sangliers, etc. La traçabilité de ces traitements est assurée par la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles et la Délégation Régionale à l’Alimentation, à l’Agriculture et à la Forêt depuis 1991, avec l’appui de l’UMR Chrono-environnement. Ces données permettent des comparaisons spatiales et temporelles avec les séries concernant la dynamique des populations de campagnol terrestre et de prédateurs, collectées dans le cadre du dispositif Rongeurs – Prédateurs, et du dispositif spécifique « Rapaces » (voir plus bas). Nous avons pu montrer, par exemple, que les changements de méthodes d’application des traitements ont eu un impact sur les populations de renard dans le Doubs (Jacquot et al. 2013).

Localisation et temporalité
Données anticoagulants annuelles sur l’ensemble du département du Doubs et du Jura, à résolution communale depuis 1991.

Voir aussi :

Coordinateur : Patrick Giraudoux

Rapaces

S’appuyant sur le Plan National d’Actions Milan Royal et ses partenaires régionaux et nationaux, un schéma de surveillance mis en place en 2012 par l’UMR Chrono-environnement et la LPO Franche-Comté, vise à collecter et centraliser des informations sur l’exposition aux contaminants chimiques (pesticides, métaux, polluants organiques persistants) de trois populations nicheuses de milan royal.

Ce dispositif a pour objectifs d’évaluer si l’exposition à ces polluants représente un risque d’effets délétères pour les individus et les populations, de caractériser le transfert des contaminants dans les réseaux trophiques et leur évolution temporelle et spatiale, et éventuellement identifier l’émergence de nouveaux contaminants.

Les chercheurs impliqués dans ces suivis participent au programme « EURAPMON - Research and Monitoring for and with Raptors in Europe ».

Localisation et temporalité
Trois sites de suivi de nids de milans royaux : Sundgau belfortain, Plateau de Besançon, et Bassin du Drugeon et Remoray, suivi du succès de reproduction, recueil de données morphométriques, baguage et marquage alaire des jeunes, réalisation de prises de sang sur les poussins.

Localisation des zones d’étude

Voir aussi : Nouvelle session de prélèvements de sang sur les poussins de milans royaux

Coordinateur : Michael Cœurdassier

Micromammifères forestiers

Mulot sylvestre quittant un dortoirDepuis 2013 nous étudions les réponses des micromammifères forestiers (rongeurs et musaraignes) à différentes perturbations anthropiques impliquant des pollutions chimiques (urbanisation, sites industriels, agriculture intensive). Ces travaux visent à caractériser et comprendre les effets de différents stresseurs au niveau individuel, populationnel et des communautés. Ces stresseurs sont en premier lieu des contaminants chimiques, mais nous étudions également leurs interactions avec des contaminants biologiques (pathogènes, dont certains responsables de zoonoses) et le paysage.

Les suivis concernent donc la caractérisation des populations de micromammifères par piégeage, l’évaluation de l’exposition des individus à différents polluants (métaux, HAPs, pesticides) et pathogènes (Borrelia ssp, Anaplasma ssp, …), et l’étude de l’état de santé et de l’état nutritionnel des animaux (hématologie, biochimie du plasma, enzymologie).

Ces suivis ont également servis de plateforme opérationnelle pour le développement de méthodes non-létales pour l’étude des micromammifères en écotoxicologie (anesthésie, prise de sang, dosages de contaminants dans des micro-volumes de sang, capture-marquage-recapture, diagnostique de l’état de santé,…).

Localisation et temporalité
Sites en ville (2 à Besançon), forêt (2 en forêt de Chaux), et agricoles (6 répartis sur les départements du Jura, Doubs et de la Haute-Saône)
Suivis au printemps/été

Localisation des sites d’étude

Voir aussi : Premier essais d’expérimentation non-létale "mammifères - contaminants"

Coordinatrice : Clémentine Fritsch

Urbanisation et populations de mésanges

Depuis 2011, un ensemble de 300 nichoirs sont installés à Besançon et en forêt de Chaux, afin de mesurer les effets de l’urbanisation et de l’exposition à certains polluants typiques des milieux urbains sur les performances individuelles des mésanges charbonnières et de mésanges bleues (état de santé, reproduction). Ce suivi s’effectue en collaboration avec le laboratoire Biogéosciences de l’université de Bourgogne/CNRS.

Localisation et temporalité
Sites équipés en forêt de Chaux et dans la ville de Besançon
Suivi au printemps pendant la période de reproduction

Localisation des zones d’étude

Voir aussi :

Coordinateur : Renaud Scheifler

Chiroptères

Petit rhinolophe Depuis 2010, l’exposition du Petit rhinolophe à des contaminants biologiques (parasites bactériens et protozoaires) et chimiques (métaux, pesticides et insecticides) est mesurée en rapport avec la structure génétique des populations étudiées, et les relations entre les co-expositions biologiques/chimiques.

Localisation et temporalité
Vingt-six sites (dortoirs) en Franche-Comté dont certains inclus dans le périmètre de la zone atelier. Collectes occasionnelles d’échantillons, suivi annuel des dortoirs assuré par Chrono-environnement et la Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères.

Localisation de la zone d’étude

Voir aussi : Etude rétrospective des populations de chiroptères

Coordinatrice : Eve Afonso